L'esprit de dieu dans l'univers
Réunir science, philosophie et religion
L'étude de la philosophie, à laquelle
il s'est exclusivement voué, lui a fait cultiver la langue
d'Athènes, de préférence à celle de
Rome. Il n'ignorait pas qu'en cette matière les latins n'ont
rien laissé d'important sauf quelques passages de Sénèque et de Ciceron. Thomas More
Qu'y a-t-il derrière
le mur de Planck ? Qu'y
a-t-il avant le big-bang ? Ce genre questions métaphysiques, nous allons essayé de
les traiter à présent.
Comme nous l'avons vu dans la page précédente (esprit-amour),
pour développer notre théorie, nous avons choisi
de nous appuyer sur certaines conceptions scientifiques faisant état
d'une sorte de « vide palpitant,
remplit de particules virtuelles en équilibres absolus » Ã l'origine de l'univers. Dans ce
vide préexistait tous les éléments
constitutifs de l'univers actuel.
Selon les grandes religions, les
grandes spiritualités et
une grande partie de la philosophie, un principe créateur est à l'origine de
l'univers.
Qu'il
soit nommé Dieu, Yahvé, Allah, Brahman,
Tao etc.,
il est à l'origine du monde (ou de l'illusion du monde).
A ces deux façons « conceptuelles » de
concevoir le monde pré univers, s'ajoute une troisième
version, une version totalement sensitive, celle de l'extatique.
L'expérience de l'extase semble donner à l'expérimentateur la conviction d'être la seule
voie permettant de saisir véritablement la nature intime de cette
chose antérieure au big bang, autrement dit la nature
intime de dieu.
Le problème est donc de réunir ces trois points
de vue (science, philosophie, sainteté).
Nous devrons accorder la vision analytique et mécanique
de dieu, la vision spirituelle et sentimentale de dieu,
et l'expérience physique de dieu.
La science au service du spirituel.
Les limites de la rationalité
Les
sciences peuvent bien expliquer à un homme amoureux
le mécanisme biochimique exact de son sentiment, elles
peuvent dessiner au tableau noir le chemin neuronal précis à l'origine
de son état d'âme, l'amoureux n'identifiera jamais schéma avec sa sensation vécu.
De la même façon, ce n'est pas parce qu'il aurait découvert la formule mathématique
de la sensation amoureuse, qu'un scientifique pourrait ressentir
les sensations typiques de l'amoureux.
Concept et expérience sont deux ordres sont irréductibles.
Même si les sciences physiques parviennent à découvrir
la plus petite identité agissante possible (aujourd'hui
les quarks ou les cordes), même si elles réussissent (comme c'est
probable), à formuler l'ultime loi du monde (à mathématiser
Dieu en sommes), la physique restera toujours étrangère à la
vérité dernière de celui-ci. Autrement dit étrangère à l'expérience
intime et vécue de Dieu.
La même chose pour la théologie et
la philosophie.
Elles peuvent établir la plus belle et
la plus fidèle description du principe
créateur,
ces deux disciplines ne parviendront jamais à égaler
la sensation pure de ce principe, ressentie par l'extatique. Dans tout les cas, nous ne
devons pas nous tromper dans l'ordre des priorités.
La recherche scientifique est fondamentale
mais elle n'est
pas première.
La finalité de l'homme n'est pas de
décoder les lois
du monde au détriment de l'expérience vécue. Elle est de comprendre notre monde pour anéantir l'inquiétude
des questions sans réponse ... et favoriser ainsi la plénitude
de l'expérience vécue (à savoir la béatitude le nirvana).
La science est au service de la sensation et non pas l'inverse.
Dans l'ordre des priorités de l'humanité, il me semble raisonnable de penser la science au service de l'extase (même si l'extatique doit,
lui aussi, mettre son expérience au service du scientifique, comme c'est le cas aujourd'hui, pour faire avancer la science).
La science est un instrument au service du bien-être absolu de l'homme. Un instrument incapable de remplacer l'expérience
du divin.
Il me semble donc important pour la recherche, de comprendre sa place exacte dans les priorités humaines pour pouvoir accorder le
crédit nécessaire à d'aux autres façons d'aborder ce qu'il observe (je pense aux expérience extatique).
Elle doit accepter de tenir compte de l'explication subjective de l'amoureux ou du mystique.
Et inversement, le mystique (parce que l'amoureux s'en fout un
peut), doit également accepter les approches scientifiques à propos de son expérience. Elle est tout aussi importante dans la difficile enquête de l'homme pour découvrir Dieu.
Vers une alliance science / religion
La matière, l'homme, l'univers, sont en dieu
Il y a un univers relatif et un univers absolu.
La cabale
En partant
du postulat selon lequel rien ne se crée, rien
ne se perd, tout se transforme, nous pouvons dire
des « choses » composant
l'univers aujourd'hui, qu'elles étaient présent dans le vide
quantique, sous forme potentielle.
Si le monde matériel est entièrement issu du monde
pré-univers, l'univers (donc nous-mêmes),
n'est qu'une forme différente de ce monde pré-univers.
Autrement dit tout est dieu sous une certaine forme (dieu X, le vide
quantique, comme on voudra le nommer). Ceci en accord avec l'animisme,
le bouddhisme, le taoïsme et l'hindouisme pour qui tout est dieu en substance. En accord également
avec les religions monothéistes pour lesquelles l'homme
est Dieu en substance.
Dieu sous sa forme absolue, correspond au vide quantique dont parlent certains physiciens. Il est également présent, sous sa forme
absolue, dans l'univers matériel. Il correspond également aux particules immatérielles
(neutrinos, quarks, cordes etc.), constitutrices de l'univers.
En
somme, la matière est à deux
formes :
Une forme immatérielle lorsqu'on l'a considère à partir
des particules élémentaires (et dans ce cas-là nous
observons l'immatérialité de la matière autrement dit l'absoluité de dieu)
Et une forme matérielle lorsqu'on observe le résultat
de l'activité de ces particules immatérielles (c'est-à-dire
la formation d'atomes, de cellules, d'organe etc.).
Mais tout, dans
les explications scientifiques actuelles, donne à concevoir la
forme matérielle de la matière (les choses perçues), comme une illusion créée par l'agitation des particules élémentaires. Autrement dit, la matière serait une illusion à partir des particules immatérielles (autrement dit une illusion à partir de dieu).
Finalement, l'univers matériel, le vivant,
ou l'homme, sont
de simples aspects d'une seule et même réalité que
la science appelle ; champ quantique,
et les spiritualités ;
dieu.
Cette Unicité éclatée en plusieurs formes,
explique non seulement la cohésion de l'ensemble (lié à quelques
lois fondamentales), mais également la tendance irrépressible
de l'esprit incarné à vouloir s'unifier (ce que nous
appelons : la montée progressive du vivant vers un esprit
supérieur).
Comparaison entre divin et vide quantique
Religieux et physiciens cherchent la même chose
Que pourrait bien chercher la physique, d'autre
que le Créateur ? jean marc Tonizzo
Si
maintenant nous comparons les différentes définitions
accolées au divin par les spirituels, avec
les définitions proposées par les physiciens à propos de l'espace
pré-univers,
nous pouvons trouver des similitudes.
En voici quelques unes (a gauche
la spiritualité a droite la science)
Dieu est hors du temps.
Dieu régit l'ordre des choses.
Dieu ne peut être connu, nous pouvons en voir les
effets, nous pouvons en faire l'expérience mais sa
nature profonde ne peut être révélée
Dieu agit sur tout et à tout moment.
Dieu est équilibre.
Dieu est omniscient. |
Les lois de la physique sont intemporelles.
Le désordre est un ordre caché.
La physique quantique, admet qu'il y a un inconnaissable
défini.
L'état de vide est au repos si le champ électromagnétique
vaut zéro partout.
Si l'univers est entièrement et uniquement constitué du
« pré-univers », le pré-univers
est omniscient dans l'univers. |
Nous constatons ainsi, les
concordances de vue entre la définition quantique du vide potentiel et la définition
spirituelle de dieu et ses actions.
La philosophie
et dieu
La philosophie et l'explication du divin
Si donc il en est ainsi, comme l’affirme
le très profond Aristote dans sa philosophie première ... De Cusa
Pour
finir, voici quelques énumérations des caractères
attribués à Dieu ou son équivalent, proposées
par quelques grands mystiques des différentes communautés
religieuses.
Il est intéressant de remarquer leurs similitudes de fond
et la proximité qu'elles entretiennent avec les définitions
scientifiques.
Wasil Ibn Ato, Amr Ibn Ubayd (mutazilites vers
740)
L'unité ou unicité de dieu.
Dieu est Un, rien ne lui ressemble, il n'a ni corps, ni forme, ni
couleur, ni odeur, ni toucher, ni longueur, ni largeur, ni profondeur,
ni composition, ni partie, ni organes, ni gauche, ni droit, ni haut,
ni bas, en somme, il n'est pas possible de lui attribuer aucun attribut
positif propre à une créature.
Al Faradi
L'Etre premier est la cause première de
l'existence de tout les autres êtres, il est exempt de toutes
sortes d'imperfections, ainsi son être est le meilleur ... Il
ne peut y avoir d'être meilleur que lui ... . Il est impossible
qu'il contienne de l'être en puissance sous n'importe quel
aspect ... Il n'est pas possible qu'il n'existe pas sous n'importe
quel rapport. Par conséquent, il est sans commencement, permanent
pas sa substance, et son essence. Il se suffit pour subsister et
durer. Il ne peut avoir de contraire, il est seul de son degrés,
le premier et indivisible dans sa substance ...
Al kindi (vers 873)
Le créateur est un absolument. Il n'a ni
matière ni forme ni quantité, ni qualité, ni
relation, on ne peut lui attribuer aucun prédicat ; genre,
différence, accident. C'est l'unité pure. On ne peut
pas dire non plus de lui qu'il est mouvement ou âme ou intelligence,
ou tout ou partie.
Huang-Po (vers 850)
Le maître me dit : - Tous les Bouddhas et
les êtres sensibles se confondent avec l'Esprit Unique, en
dehors de quoi rien n'existe. Cet Esprit, qui est sans commencement,
n'est pas né et est indestructible. Il n'est ni vert ni jaune,
il n'a ni forme ni apparence. I n'appartient pas aux catégories
de choses qui existes ou n'existent pas, il n'est ni neuf, ni vieux,
ni long ni court, ni grand ni petit, car il transcende toutes les
limites, les mesures, les noms, les comparaisons. Il est ce que
vous voyez devant vous. Si vous commencez à raisonner à
son propos, vous tombez aussitôt dans l'erreur. Il est pareil
au vide illimité, qui ne peut être ni sondé
ni mesuré. L'Esprit Unique, seul, est Bouddha et les choses
sensibles, mais les êtres sensibles sont attachés aux
formes et, de ce fait, cherchent le Bouddha hors d'eux-mêmes.
Par cette recherche même ils le perdent, car cela revient
à utiliser le Bouddha pour chercher le Bouddha, et à
utiliser l'esprit pour saisir l'Esprit.
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