L'étude de la philosophie, à laquelle
il s'est exclusivement voué, lui a fait cultiver la langue
d'Athènes, de préférence à celle de
Rome. Il n'ignorait pas qu'en cette matière les latins n'ont
rien laissé d'important sauf quelques passages de Sénèque
et de Cicéron. More
Science, philosophie, religion.
Qu'y a-t-il derrière
le mur de Planck ?
Qu'y
a-t-il avant le big-bang ?
Voilà la question métaphysique que nous allons essayé de
traiter à présent.
Comme nous l'avons vu précédement,
pour développer notre théorie, nous avons choisi
de nous appuyer sur certaines conceptions scientifiques faisant état
d'une sorte de « vide palpitant,
remplit de particules virtuelles en équilibres absolus »,
vide au
sein duquel préexistait tous les éléments
constitutifs de l'univers actuel.
Pour les grandes RELIGIONS, les
grandes spiritualites et
une grande partie de la PHILOSOPHIE, à l'origine de
l'univers il y a un principe créateur.
Qu'il
soit nommé Dieu, Yahve, Allah, Brahman,
Tao etc.,
il est à l'origine du monde (ou de l'illusion du monde).
A ces deux façons « conceptuelles » de
concevoir le monde pré univers, s'ajoute une troisième
version, totalement sensitive celle là, celle de l'extatique.
Son expérience lui donne à concevoir
l'expérimentation comme étant la seule
voie permettant de saisir véritablement la nature intime de cette
chose antérieure au big bang, autrement dit la nature
intime du principe créateur.
Notre problème sera donc de réunir ces trois points
de vue.
Nous devrons accorder la vision analytique et mécanique
d'une chose, la vision spirituelle et sentimentale de cette chose,
et l'expérience physique avec la chose.
La science au service du spirituel.
Les
sciences peuvent bien expliquer à un homme amoureux
le mécanisme biochimique exact de son sentiment, elles
peuvent dessiner au tableau noir le chemin neuronal précis à l'origine
de son état d'âme, l'amoureux ne parviendra jamais à identifier
ce schéma avec sa sensation vécu.
Et réciproquement,
ce n'est pas parce qu'il écrit la formule mathématique
de la sensation amoureuse, que le scientifique ressentira ce que
ressent l'amoureux.
Concept et expérience sont deux ordres sont irréductibles.
De la même façon, même si la physique parvient à découvrir
la plus petite identité agissante possible (aujourd'hui
les quarks ou les cordes), même si elle parvient comme c'est
probable, à formuler l'ultime loi du monde, à mathématiser
Dieu en sommes, elle restera toujours étrangère à la
vérité dernière de celui-ci, c'est à dire à l'expérience
intime et vécu de Dieu.
La même chose pour la theologie et
la philosophie.
Elles peuvent établir la plus belle et
la plus fidèle description du principe
createur,
ils ne parviendront jamais à dupliquer
la sensation exacte ressentie par l'extatique. Dans tout les cas, nous ne
devons pas nous tromper dans l'ordre des priorités.
La recherche scientifique est fondamentale
mais elle n'est
pas première.
La finalité de l'homme n'est pas de
décoder les lois
du monde au détriment de l'expérience vécue,
mais de comprendre notre monde, pour anéantir l'inquiétude
des questions sans réponse ... pour favoriser la plénitude
de l'expérience vécue (à savoir la béatitude
le nirvana).
La science est au service de la sensation et non pas l'inverse.
Elle est au service de l'extatique, même si l'extatique doit,
lui aussi, mettre son expérience au service du scientifique
(comme c'est le cas aujourd'hui) pour faire avancer la science.
La science n'est qu'un instrument
- fondamental certes - mais qui ne remplacera jamais l'expérience
du divin. Il est donc nécessaire pour le chercheur, d'accorder du
crédit aux autres façons d'aborder ce qu'il observe,
d'accepter l'explication subjective de l'amoureux ou du mystique.
Et inversement, le mystique (parce que l'amoureux s'en fout un
peut), doit également accepter l'approche mécaniste
et mathématisante, mais tout aussi importante du scientifique, à propos
de ce qu'il appelle Dieu.
Pour une alliance science / religion
Il y a un univers relatif et un univers absolu.
La cabaleEn partant
du postulat selon lequel rien ne se crée, rien
ne se perd, tout se transforme, l'ensemble
des « choses » composant
l'univers aujourd'hui, étaient présent dans le vide
quantique, sous forme virtuelle.
Si l'univers matériel est entièrement issu du monde
pré-univers, tout ce qui constitue l'univers (donc nous-mêmes),
n'est qu'une forme différente de ce monde pré-univers.
Donc tout est dieu, X, le vide
quantique (comme on voudra le nommer),
mais sous différentes formes, en accord avec l'animisme,
le bouddhisme, le taoïsme et l'hindouisme qui affirment que
: tout est dieu en substance , en accord également
avec les religions monothéistes qui soutiennent que : l'homme
est Dieu en substance.
Dieu sous sa forme absolue, correspond à ce que les physiciens
conçoivent sous le terme de particules virtuelles à l'origine
de l'univers. Il est également présent, sous sa forme
absolue, dans l'univers matériel, et à ce moment
là, il correspond aux particules immatérielles
(neutrinos, quarks, cordes etc.) En
somme, la matière est à deux
formes :
- Une forme immatérielle lorsqu'on la considère à partir
des particules élémentaires (et dans ce cas-là nous
observons l'absoluté de DIEU )
- et une forme matérielle lorsqu'on observe le résultat
de l'activité de ces particules immatérielles c'est-à-dire
la formation d'atomes, de cellules, d'organe etc. et tout dans
les explications scientifiques actuelles, laisse penser que la
forme matérielle grâce à laquelle nous apercevons
les choses, est une illusion de Dieu, ou disons, une vibration
particulière de Dieu si l'on se réfère à la
théorie des cordes.
L'univers matériel, le vivant,
ou l'homme, ne sont que
des aspects d'une seule et même réalité que
la science appelle ; champ quantique,
et les spiritualités ;
dieu.
Cette Unicité éclatée en plusieurs formes,
explique non seulement la cohésion de l'ensemble (lié à quelques
lois fondamentales), mais également la tendance irrépressible
de l'esprit incarné à vouloir s'unifier (ce que nous
appelons ; la montée progressive du vivant vers un esprit
supérieur).
Comparaison entre divin et vide quantique
Que pourrait bien chercher la physique, d'autre
que le Créateur ?Si
maintenant nous comparons les différentes définitions
que les spiritualités donnent du DIVIN avec
les définitions que les physiciens donnent de l'espace
pré-univers,
nous pouvons trouver des similitudes.
en voici quelques unes (a gauche
la spiritualité a droite la science)
Dieu est hors du temps.
Dieu régit l'ordre des choses.
Dieu ne peut être connu, nous pouvons en voir les
effets, nous pouvons en faire l'expérience mais sa
nature profonde ne peut être révélée
Dieu agit sur tout et à tout moment.
Dieu est équilibre.
Dieu est omniscient. |
Les lois de la physique sont intemporelles.
Le désordre est un ordre caché.
La physique quantique, admet qu'il y a un inconnaissable
défini.
L'état de vide est au repos si le champ électromagnétique
vaut zéro partout.
Si l'univers est entièrement constitué du
pré-univers (le divin), le pré-univers
(dieu) est omniscient dans l'univers. |
Nous constatons ainsi, les
concordances de vue entre la définition quantique du vide potentiel et la définition
spirituelle de dieu et ses actions.
Philosophie
de DIEU
Si donc il en est ainsi, comme l’affirme
le très profond Aristote dans sa Philosophie première
CusaPour
finir, voici quelques énumérations des caractères
attribués à Dieu ou son équivalent, proposées
par quelques grands mystiques des différentes communautés
religieuses.
Il est intéressant de remarquer leur similitude de fond
et la proximité qu'elle entretiennent avec les définitions
scientifiques.
Wasil Ibn Ato, Amr Ibn Ubayd (mutazilites vers
740)
L'unité ou unicité de dieu.
Dieu est Un, rien ne lui ressemble, il n'a ni corps, ni forme, ni
couleur, ni odeur, ni toucher, ni longueur, ni largeur, ni profondeur,
ni composition, ni partie, ni organes, ni gauche, ni droit, ni haut,
ni bas, en somme, il n'est pas possible de lui attribuer aucun attribut
positif propre à une créature.
Al Faradi
L'Etre premier est la cause première de
l'existence de tout les autres êtres, il est exempt de toutes
sortes d'imperfections, ainsi son être est le meilleur ... Il
ne peut y avoir d'être meilleur que lui ... . Il est impossible
qu'il contienne de l'être en puissance sous n'importe quel
aspect ... Il n'est pas possible qu'il n'existe pas sous n'importe
quel rapport. Par conséquent, il est sans commencement, permanent
pas sa substance, et son essence. Il se suffit pour subsister et
durer. Il ne peut avoir de contraire, il est seul de son degrés,
le premier et indivisible dans sa substance ...
Al kindi (vers 873)
Le créateur est un absolument. Il n'a ni
matière ni forme ni quantité, ni qualité, ni
relation, on ne peut lui attribuer aucun prédicat ; genre,
différence, accident. C'est l'unité pure. On ne peut
pas dire non plus de lui qu'il est mouvement ou âme ou intelligence,
ou tout ou partie.
Huang-Po (vers 850)
Le maître me dit : - Tous les Bouddhas et
les êtres sensibles se confondent avec l'Esprit Unique, en
dehors de quoi rien n'existe. Cet Esprit, qui est sans commencement,
n'est pas né et est indestructible. Il n'est ni vert ni jaune,
il n'a ni forme ni apparence. I n'appartient pas aux catégories
de choses qui existes ou n'existent pas, il n'est ni neuf, ni vieux,
ni long ni court, ni grand ni petit, car il transcende toutes les
limites, les mesures, les noms, les comparaisons. Il est ce que
vous voyez devant vous. Si vous commencez à raisonner à
son propos, vous tombez aussitôt dans l'erreur. Il est pareil
au vide illimité, qui ne peut être ni sondé
ni mesuré. L'Esprit Unique, seul, est Bouddha et les choses
sensibles, mais les êtres sensibles sont attachés aux
formes et, de ce fait, cherchent le Bouddha hors d'eux-mêmes.
Par cette recherche même ils le perdent, car cela revient
à utiliser le Bouddha pour chercher le Bouddha, et à
utiliser l'esprit pour saisir l'Esprit.
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