philosophie naïve du devenir humain

Français Portugais English Deutsch Chinese    Ecrire à l'auteur Format imprimable
 
Matière Amour
Introduction
Esprit et vivant
Esprit et matière
La création
Esprit et Amour
Explication
Dieu et l'atome
L'amour et l'atome
La capacité d'aimer
X l'inconnu
 

L'étude de la philosophie, à laquelle il s'est exclusivement voué, lui a fait cultiver la langue d'Athènes, de préférence à celle de Rome. Il n'ignorait pas qu'en cette matière les latins n'ont rien laissé d'important sauf quelques passages de Sénèque et de Cicéron. More

 

Science, philosophie, religion.

bosonQu'y a-t-il derrière le mur de Planck ?

Qu'y a-t-il avant le big-bang ?

Voilà la question métaphysique que nous allons essayé de traiter à présent.

Comme nous l'avons vu précédement, pour développer notre théorie, nous avons choisi de nous appuyer sur certaines conceptions scientifiques faisant état d'une sorte de « vide palpitant, remplit de particules virtuelles en équilibres absolus », vide au sein duquel préexistait tous les éléments constitutifs de l'univers actuel.

Pour les grandes RELIGIONS, les grandes spiritualites et une grande partie de la PHILOSOPHIE, à l'origine de l'univers il y a un principe créateur.  

Qu'il soit nommé Dieu, Yahve, Allah, Brahman, Tao etc., il est à l'origine du monde (ou de l'illusion du monde).

A ces deux façons « conceptuelles » de concevoir le monde pré univers, s'ajoute une troisième version, totalement sensitive celle là, celle de l'extatique.

Son expérience lui donne à concevoir l'expérimentation comme étant la seule voie permettant de saisir véritablement la nature intime de cette chose antérieure au big bang, autrement dit la nature intime du principe créateur.

Notre problème sera donc de réunir ces trois points de vue.

Nous devrons accorder la vision analytique et mécanique d'une chose, la vision spirituelle et sentimentale de cette chose, et l'expérience physique avec la chose.

 

La science au service du spirituel.

extaseLes sciences peuvent bien expliquer à un homme amoureux le mécanisme biochimique exact de son sentiment, elles peuvent dessiner au tableau noir le chemin neuronal précis à l'origine de son état d'âme, l'amoureux ne parviendra jamais à identifier ce schéma avec sa sensation vécu.

Et réciproquement, ce n'est pas parce qu'il écrit la formule mathématique de la sensation amoureuse, que le scientifique ressentira ce que ressent l'amoureux.

Concept et expérience sont deux ordres sont irréductibles.

De la même façon, même si la physique parvient à découvrir la plus petite identité agissante possible (aujourd'hui les quarks ou les cordes), même si elle parvient comme c'est probable, à formuler l'ultime loi du monde, à mathématiser Dieu en sommes, elle restera toujours étrangère à la vérité dernière de celui-ci, c'est à dire à l'expérience intime et vécu de Dieu.

La même chose pour la theologie et la philosophie.

Elles peuvent établir la plus belle et la plus fidèle description du principe createur, ils ne parviendront jamais à dupliquer la sensation exacte ressentie par l'extatique.

Dans tout les cas, nous ne devons pas nous tromper dans l'ordre des priorités.

La recherche scientifique est fondamentale mais elle n'est pas première.

La finalité de l'homme n'est pas de décoder les lois du monde au détriment de l'expérience vécue, mais de comprendre notre monde, pour anéantir l'inquiétude des questions sans réponse ... pour favoriser la plénitude de l'expérience vécue (à savoir la béatitude le nirvana).

La science est au service de la sensation et non pas l'inverse.

Elle est au service de l'extatique, même si l'extatique doit, lui aussi, mettre son expérience au service du scientifique (comme c'est le cas aujourd'hui) pour faire avancer la science.

La science n'est qu'un instrument - fondamental certes - mais qui ne remplacera jamais l'expérience du divin.

Il est donc nécessaire pour le chercheur, d'accorder du crédit aux autres façons d'aborder ce qu'il observe, d'accepter l'explication subjective de l'amoureux ou du mystique.

Et inversement, le mystique (parce que l'amoureux s'en fout un peut), doit également accepter l'approche mécaniste et mathématisante, mais tout aussi importante du scientifique, à propos de ce qu'il appelle Dieu.

 

Pour une alliance science / religion

Il y a un univers relatif et un univers absolu. La cabaleEn partant du postulat selon lequel rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme, l'ensemble des « choses » composant l'univers aujourd'hui, étaient présent dans le vide quantique, sous forme virtuelle.

Si l'univers matériel est entièrement issu du monde pré-univers, tout ce qui constitue l'univers (donc nous-mêmes), n'est qu'une forme différente de ce monde pré-univers.

Donc tout est dieu, X, le vide quantique (comme on voudra le nommer), mais sous différentes formes, en accord avec l'animisme, le bouddhisme, le taoïsme et l'hindouisme qui affirment que : tout est dieu en substance , en accord également avec les religions monothéistes qui soutiennent que : l'homme est Dieu en substance.

Dieu sous sa forme absolue, correspond à ce que les physiciens conçoivent sous le terme de particules virtuelles à l'origine de l'univers. Il est également présent, sous sa forme absolue, dans l'univers matériel, et à ce moment là, il correspond aux particules immatérielles (neutrinos, quarks, cordes etc.)

En somme, la matière est à deux formes :

  • Une forme immatérielle lorsqu'on la considère à partir des particules élémentaires (et dans ce cas-là nous observons l'absoluté de DIEU )
  • et une forme matérielle lorsqu'on observe le résultat de l'activité de ces particules immatérielles c'est-à-dire la formation d'atomes, de cellules, d'organe etc. et tout dans les explications scientifiques actuelles, laisse penser que la forme matérielle grâce à laquelle nous apercevons les choses, est une illusion de Dieu, ou disons, une vibration particulière de Dieu si l'on se réfère à la théorie des cordes.

L'univers matériel, le vivant, ou l'homme, ne sont que des aspects d'une seule et même réalité que la science appelle ; champ quantique, et les spiritualités ; dieu.

Cette Unicité éclatée en plusieurs formes, explique non seulement la cohésion de l'ensemble (lié à quelques lois fondamentales), mais également la tendance irrépressible de l'esprit incarné à vouloir s'unifier (ce que nous appelons ; la montée progressive du vivant vers un esprit supérieur).

 

Comparaison entre divin et vide quantique

Que pourrait bien chercher la physique, d'autre que le Créateur ?Si maintenant nous comparons les différentes définitions que les spiritualités donnent du DIVIN avec les définitions que les physiciens donnent de l'espace pré-univers, nous pouvons trouver des similitudes.

en voici quelques unes (a gauche la spiritualité a droite la science)

Dieu est hors du temps.

Dieu régit l'ordre des choses.

Dieu ne peut être connu, nous pouvons en voir les effets, nous pouvons en faire l'expérience mais sa nature profonde ne peut être révélée

Dieu agit sur tout et à tout moment.

Dieu est équilibre.

Dieu est omniscient.

Les lois de la physique sont intemporelles.

Le désordre est un ordre caché.

La physique quantique, admet qu'il y a un inconnaissable défini.

L'état de vide est au repos si le champ électromagnétique vaut zéro partout.

Si l'univers est entièrement constitué du pré-univers (le divin), le pré-univers (dieu) est omniscient dans l'univers.


Nous constatons ainsi, les concordances de vue entre la définition quantique du vide potentiel et la définition spirituelle de dieu et ses actions.

 

Philosophie de DIEU

Si donc il en est ainsi, comme l’affirme le très profond Aristote dans sa Philosophie première CusaPour finir, voici quelques énumérations des caractères attribués à Dieu ou son équivalent, proposées par quelques grands mystiques des différentes communautés religieuses.

Il est intéressant de remarquer leur similitude de fond et la proximité qu'elle entretiennent avec les définitions scientifiques.

Wasil Ibn Ato, Amr Ibn Ubayd (mutazilites vers 740)

L'unité ou unicité de dieu.
Dieu est Un, rien ne lui ressemble, il n'a ni corps, ni forme, ni couleur, ni odeur, ni toucher, ni longueur, ni largeur, ni profondeur, ni composition, ni partie, ni organes, ni gauche, ni droit, ni haut, ni bas, en somme, il n'est pas possible de lui attribuer aucun attribut positif propre à une créature.

Al Faradi

L'Etre premier est la cause première de l'existence de tout les autres êtres, il est exempt de toutes sortes d'imperfections, ainsi son être est le meilleur ... Il ne peut y avoir d'être meilleur que lui ... . Il est impossible qu'il contienne de l'être en puissance sous n'importe quel aspect ... Il n'est pas possible qu'il n'existe pas sous n'importe quel rapport. Par conséquent, il est sans commencement, permanent pas sa substance, et son essence. Il se suffit pour subsister et durer. Il ne peut avoir de contraire, il est seul de son degrés, le premier et indivisible dans sa substance ...

Al kindi (vers 873)

Le créateur est un absolument. Il n'a ni matière ni forme ni quantité, ni qualité, ni relation, on ne peut lui attribuer aucun prédicat ; genre, différence, accident. C'est l'unité pure. On ne peut pas dire non plus de lui qu'il est mouvement ou âme ou intelligence, ou tout ou partie.

Huang-Po (vers 850)

Le maître me dit : - Tous les Bouddhas et les êtres sensibles se confondent avec l'Esprit Unique, en dehors de quoi rien n'existe. Cet Esprit, qui est sans commencement, n'est pas né et est indestructible. Il n'est ni vert ni jaune, il n'a ni forme ni apparence. I n'appartient pas aux catégories de choses qui existes ou n'existent pas, il n'est ni neuf, ni vieux, ni long ni court, ni grand ni petit, car il transcende toutes les limites, les mesures, les noms, les comparaisons. Il est ce que vous voyez devant vous. Si vous commencez à raisonner à son propos, vous tombez aussitôt dans l'erreur. Il est pareil au vide illimité, qui ne peut être ni sondé ni mesuré. L'Esprit Unique, seul, est Bouddha et les choses sensibles, mais les êtres sensibles sont attachés aux formes et, de ce fait, cherchent le Bouddha hors d'eux-mêmes. Par cette recherche même ils le perdent, car cela revient à utiliser le Bouddha pour chercher le Bouddha, et à utiliser l'esprit pour saisir l'Esprit.

 

 

Philosophie, science et physique > Dieu

Pages

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10
 
Accueil - Contact ^ Haut de page