Dieu en effet est l'entité même
des choses, car il est le principe de l’essence, et c’est
pourquoi il est entité. Nicolas de Cusa
Dieu, Amour, atome

Les pages précédentes nous ont permis d'arriver à la
conclusion selon laquelle, à l'origine de l'univers,
il y a :
un principe createur, immatériel et ineffable. A
partir de son immatériel,
ce principe createur a créé l'univers,
la matière,
les choses ... illusion spectaculaire du vide, dans
laquelle il s'est enveloppé,
et qu'il
anime par son énergie.
Ainsi donc, sous forme immatérielle (particules
elementaires, quarks, neutrinos etc.), Dieu est
donc présent
au sein de la matière, il l'organise, et lui donne vie.
D'autre part, puisque cette essence a
créé un monde, en évolution, et que cette évolution semble-t-il,
soit orientée vers l'extase (état
incarné de l'amour absolu), sa nature intime est donc
: l'amour
absolu.
Science et religion
Donc Dieu, dont l'être, tout d'unité, n'est pas une
abstraction tirée des choses par l'intelligence, et n'est
pas non plus uni aux choses ou plongé en elles, comment
peut-il se développer par le moyen de la multitude des choses
? CusaSi DIEU du
coté de
l'univers physique peut être : >un
potentiel immatériel, constituant fondamental de l'atome,
de nature AMOUR, capable d'impulsion et d'intention et voulant
s'incarner, cela confirme toutes les intuitions mythiques,
religieuses, nihilistes, philosophiques, esoteriques,
scientifiques, animistes à propos du principe créateur.
Nous
pouvons voir qu'un potentiel immatériel AMOUR,
capable d'intention et constituant l'atome, cadre
avec la définition du Tao puisque : le
TAO est quelque chose de fuyant et d'insaisissable. Fuyant
et insaisissable,
il présente cependant quelque image ; insaisissable
et fuyant il est cependant quelque chose (c'est la définition
que la science pourrait donner du quarks ou du photon). Le
principe qu'il sous-tend, transcende le monde concret, il peut être
transmis mais non saisi, appréhendé mais pas
vu, il est le principe dont émanent toutes les forces,
bien que n'étant pas lui-même ces forces, ni d'ailleurs
leurs manifestations. Il est le principe éternel dont
participe toute vie et qu'en même temps il transcende.
Tous les corps physiques, toutes les formes concrètes
en sont des vêtements passagers et changeants. Il est
la cause créatrice primordiale, la source existant en
soi, l'inconditionné qui conditionne toute chose. Bien
que ne créant pas lui-même, il est néanmoins à l'origine
de toutes créations.
Nous
pouvons voir que : potentiel immatériel AMOUR, capable
d'intention et constituant l'atome cadre également à la
définition de Yahvé : Yahvé est
Un et incomparable. Perpétuelle immanence, présence
infuse. Il constitue le substrat de tout être, l'âme
de notre âme, bien qu'il se révèle à l'homme,
il apparaît cependant comme Dieu caché, il est
infini, sans commencement ni fin, et n'est soumis à aucun
changement. Si chaque être est une somme d'amour,
plus ou moins exprimée (donc un Dieu potentiel), cela
justifie l'idée d'une volonté morale, qui s'engage
dans un dialogue avec les hommes, qui exige et qui ordonne,
juge, puni et récompense, sensible à la condition
humaine et se tourne vers les hommes avec amour. Il a amené toutes
choses à l'existence à partir du néant
par un acte de volonté (donc une intention), ce
qui implique que l'univers entier depuis les particules intra-atomiques
jusqu'aux galaxies, constitue un tout régi par les mêmes
lois naturelles, d'un bout à l'autre du cosmos. Les
prophètes affirment qu'à la fin des jours, la
volonté de Yahvé s'accomplira (ce qui confirme
le concept selon lequel l'humanité est vouée
a atteindre le bonheur, l'amour, et si l'amour c'est Dieu,
donc la volonté de Dieu (de l'amour) s'accomplira).
Nous
pouvons voir que : potentiel immatériel AMOUR, capable
d'intention et constituant l'atome, cadre à la
définition d'Allah : Allah
apparaît complètement transcendant, bien loin
d'être un objet de connaissance, et en même temps,
plus près de l'homme que sa veine jugulaire, il soutient
les hommes et il est miséricordieux, mais si les hommes
ne croient pas en lui, il les égare d'avantage. Allah
est le seul Allah, il n'y a point d'autres Allah que lui, (le
potentiel amour est le seul potentiel amour, il n'y a pas d'autre
potentiel d'amour que lui) il est immuable, tout ce qui
est dans les cieux et sur la terre lui appartient, il connaît
ce que les curs recèlent. Le regard de l'homme
ne saurait l'atteindre, lui, atteint tous les regards.
Nous
pouvons voir que : potentiel immatériel AMOUR, capable
d'intention et constituant l'atome, cadre à la
définition de la Force spirituelle Confucéenne
: La puissance de la force spirituelle est partout à l'uvre
dans l'univers. Invisible à l'il, inaccessible
au sens, elle pénètre tout et rien n'échappe à son
action. Seule la vertu fait impression sur le ciel. Les uvres
de Dieu tout puissant ne font pas de bruit et ne répandent
pas d'odeurs, l'homme est pénétré de son
action silencieuse. Les choses ont une base et une structure
et les événements ont un commencement et une
fin, c'est pourquoi connaître la suite logique ou l'ordre
relatif des phénomènes, c'est le commencement
de la sagesse (ce qui veut dire que nous devons anticiper
sur le futur pour que les choses se révèlent à nous). Pour
posséder la vraie sagesse il faut sonder les choses,
alors la Connaissance des choses est possible.
Nous
pouvons voir que : potentiel immatériel AMOUR, capable
d'intention et constituant l'atome, cadre
avec le terme de Pureté du
shintoïsme : La vie ne trouve son sens et son état
véritable que dans la pureté (l'amour absolu) et
la vie qui perd sa pureté (la capacité d'aimer),
devient une vie pleine de pêchés, de souillures
et de désastre. Le corps et l'âme entraînés
dans la pureté, permet à l'homme d'embrasser
la réalité ultime (il n'y a qu'en étant
en contact avec l'amour absolu que l'on peut comprendre la
réalité ultime puisque la seule réalité ultime
c'est l'essence, donc l'amour absolu). La pureté du
corps, du cur et de l'esprit (éliminer ses
tendances) est indispensable pour entrer en relation avec
la divinité ( Kami, esprit invisible et suprême
au-dessus de tout).
Nous
pouvons voir que : potentiel
immatériel AMOUR,
capable d'intention et constituant l'atome, cadre à la
définition de Dieu du christianisme
: Dieu est amour. Dieu est devenu homme pour que l'homme
puisse devenir Dieu. L'homme a été créé pour
participer de tout son être à la vie divine et
la communiquer à l'univers. L'homme est un être
appeler à devenir Dieu. Dieu déverse ses énergies
sur les créatures, par l'intérieur d'elles-mêmes.
Dieu est la cause première de tout mouvement, lui-même
immobile parce qu'il est en dehors de l'espace, le principe
de toutes causes, l'être parfait. Dieu tire son être
de lui-même, non d'un autre être. Dieu est un,
non composé de parties. Dieu ne peut passer d'un état
moins parfait à un état plus parfait, ni réciproquement.
Dieu n'a pas eu de commencement et n'aura pas de fin. Dieu
est en dehors de l'espace comme il est en dehors du temps.
Dieu transcende le monde qu'il a créé.
Nous
pouvons voir que : potentiel immatériel AMOUR,
capable d'intention et constituant l'atome, cadre à la
description de Brahman de l'hindouisme
: Seigneur universel et omnivore, impérissable, le
suprême objet à connaître, le superbe
réceptacle
de tout le divers, le gardien de l'éternelle loi. Un
océan de joie où l'on peut s'abreuver sans jamais
l'épuiser. Le tout de tout est plein de toi, forme,
qualité, nom, tout porte ta ressemblance. Dieu unique,
caché dans tout les êtres, pénètre
tout, le soi intérieur de toutes les créatures,
le surveillant des actions.
Nous pouvons voir que : potentiel immatériel d'amour,
capable d'intention et constituant l'atome, cadre aux termes
qu'emploie la philosophie pour expliquer l'Essence :
A l'être de Parmenide : l'être
est, et tout nous montre qu'étant inengendré,
il est aussi impérissable ; car il est d'un seul inébranlable
et sans fin. L'être et la pensée sont une seule
et même chose. L'être et la vie sont premiers.
A la monade de Pythagore : de la
monade indéterminée est sortie la dryade matière
indéterminée soumise a la monade qui est la cause.
Au logos d'Héraclite : pour
ceux qui sont en état de veille, il y a un seul et même
monde. Aussi faut-il suivre le logos commun et non vivre comme
le vulgaire, qui bien que le logos appartienne à tous,
vit de façon particulière.
A L'un d'Empédocle : soit
que l'amour amène tout à l'unité, soit
que la haine disloque et dissocie ce que l'amour à réuni.
L'un s'est toujours constitué du multiple et le multiple
de l'un. Les éléments de l'univers ne font qu'échanger
leur métamorphose. Dans le Tout qui est plénitude,
il n'y a ni absence ni excès de présence.

De Platon jusqu'à nous
(en dehors de la période
que je qualifierais de nihilisme social, de Marx à Sartre,
où
l'amour a
revêtu en quelque sorte sa tenue de combat), toute
la philosophie décortique, soigne ou crée
des concepts autour de l'amour.
Que ce soit le pur esprit de Descartes, l'esprit
absolu d'Hegel,
l'idée agissante en soi et pour soi, dieu
substance unique présent en toutes choses, dieu cause immanente
de toutes choses, l'homme enraciné dans la nature même
de dieu de Spinoza,
le principe de la vie végétative
et sensitive de Malebranche, la partie
du moi pensant de Kirkegaard etc.
Nous pouvons adapter ce potentiel immatériel
d'amour, capable d'intention et constituant l'atome aux
croyances animistes, l'esprit dans tout (l'âme
préexiste à l'homme, s'incarne et après
la mort, retourne à sa source naturelle).
Il s'adapte également à la pensée
du scientifique, principe
organisateur du vivant.
Cette théorie accepte également le concept nihiliste la
mort de dieu ou dieu est rien, puisque
la mort ne sanctionne que la vie et si Dieu est dans l'atome,
il est non-vie, donc le nihilisme ne tue pas Dieu, mais uniquement
l'image du dieu vivant qu'en a fait l'homme.
Il rend également cohérent les intuitions des
alchimistes qui cherchaient l'esprit dans la matière donc
dans l'atome (délivrer l'esprit par la matière,
et délivrer la matière par l'esprit).
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