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Du QI au QE, évolution de la capacité d'aimer

L'Amour et la capacité d'aimer comme barème d'évolution

Il appartiendrait à la métaphysique de combler le vide laissé par la philosophie de la nature, en cherchant s'il ne serait pas donné à l'homme de connaître, par une autre voie que l'expérience, non plus des essences et des lois, mais des causes véritables, douées à la fois d'une faculté de changement et d'une faculté de permanence. Boutroux

oeuvre de jean marc tonizzoLa page précédente intitulé " "amour" nous a permis de conclure qu'il était tout à fait pertinent de croire en l'existence d'un principe créateur à l'origine de l'univers

Ce moteur, avons nous dit, est présent au sein même de chaque chose.

Il est la partie « immatérielle » de la matière, autrement dit ses
particules élémentaires, (quarks, neutrinos, bosons, etc.)

La science, pour les besoins de ses recherches, résume ces « immatérialités » à de simples traces sur un accélérateur de particules, ou un calcul de probabilité. Mais évidemment, étant en quelque sorte l'énergie initiale, cette immatérialité présents avant le monde et animant celui-ci, contient vraisemblablement d'autres réalités.

Les choses ont un sens. L'immatériel a choisi de « produire » un univers en évolution et comportant de l'esprit, de la vie et des hommes, pour une raison bien précise.

L'immatériel a choisi un monde capable de créer des formes vivantes. Un monde dont l'esprit évolue d'espèces en espèces vers un esprit supérieur. Un monde dont l'esprit, une fois qu'il a atteint son niveau supérieur, s'incarne en sensation d'amour absolu, en extase, parce qu'il est lui-même, l'essence de cet amour absolu.

L'amour serait donc la base de l'univers et de la création.

Et par déclinaison, la « capacité à exprimer cet amour », devient le véritable barème de l'évolution.

 

Valeur de l'humanité et évolution

Sortir du moteur "carotte et bâton"

Rien n'est comparable dans le vivant pourtant l'homme à besoin de comparaison Jmt.

L'homme constructeur a besoin d'aiguillon pour construire son monde et le mener à sa perfection.

Compétition, désir, honneurs, célébrité, pouvoir, élitisme, hiérarchie, sont de belles ruses utilisées par la vie pour motiver l'être humain.

Être plus intelligent, plus rapide, plus riche, plus fort, plus célèbre, plus haut placé, etc., voilà quelques carottes attirant l'homme à l'action constructrice.

Si nous étions tous égaux intellectuellement, physiquement et socialement, l'humanité ne connaîtrait pas le progrès. L'évolution de l'humanité est encore inconsciente. Elle repose presque entièrement sur les jugements de valeur, la comparaison et la notation.

Du corps, à l'intelligence, au coeur

Au cours des temps les valeurs ont évolué. Si la force et l'ardeur prédominaient sans doutes aux origines de l'humanité, l'habileté et la ruse les ont supplantés lorsque la chasse s'est  sophistiquée. Plus tard, l'évolution de la technologie, de la science, du commerce et du droit, ont hissé l'intelligence et la capacité créatrice au rang des valeurs recherchées.

Ces facultés (forces, habileté, intelligence, richesse etc.) sont valorisées en fonction des besoins de l'humanité.

L'évolution de cette valorisation, montre une ascension du physique vers l'esprit, et de l'intelligence froide, vers le sentiment (du QI vers le QE).

 

Religion et progrès de l'amour et du sensible

Indirectement la femme mène l'Occident, et l'Occident ..

kant revu par tonizzoEn préférant de génération en génération un certain type d'hommes, les femmes on fait l'humanité occidentale.

S'il est vrai qu'aujourd'hui (à l'opposé des années 70), les valeurs imposées par les médias (auxquelles s'ajoute le chaos généré par le marché), semblent conduire globalement les femmes à privilégier les « qualités » du matérialiste (intelligence adaptative, compétitivité, narcissisme, richesse, pouvoir, agressivité etc.), sur les qualités du spirituel (générosité, douceur, altruisme, bonté, psychologie, créativité, capacité d'aimer), ce renforcement des qualités primaires, est ponctuel.

A l'échelle de l'histoire, l'humanité évolue progressivement vers le spirituel et le sensible.

Globalement la sélection semble se faire progressivement à l'avantage des êtres humains les plus aptes à exprimer leurs sentiments, à diffuser leur amour.

L'influence du spirituel

Cette montée progressive vers le spirituel, le psychologue, le sensible, l'affectueux, vers les êtres humains capables d'exprimer fluidement leur amour, est le fruit du religieux. Les grandes valeurs humaines se sont développées à partir du moment où la religion a placé au-dessus de l'humanité un dieu d'amour absolu, de compassion et de bonté. Un principe disposant de toutes les qualités sensibles et glorifiant celles-ci.

Au judaïsme, à l'hindouisme, au bouddhisme, au platonisme, au christianisme et à l'islam, nous devons la supériorité de ces valeurs transcendantes au sein de notre espèce.

Le bien est intégré par l'humanité

A présent, l'amour du prochain, le respect d'autrui, la compassion, l'entraide, la non violence, la reconnaissance de ses fautes, etc., ont été complètement intégrées par l'humanité.

L'homme a incorporées ces valeurs supérieures, au sein même de ses lois, de sa morale, de son éthique et de son éducation.
Dans toutes les grandes cultures de l'humanité (qu'elles soient occidentales ou orientales), les grandes valeurs humaines sont vénérées. Aimer son prochain, le respecter, avoir de la compassion et de la générosité, la non-violence, l'amitié etc., sont préférées à leurs contraires.

Globalement, l'ensemble humain préfère l'homme bon, juste, altruiste, désintéressé, à l'injuste, au vénal, à l'égoïste.

Malgré les 3ou 4 décennies d'intense matraquage médiatique pour nous faire aimer les « héros » du marché (l'industriel, le justicier, l'aventurier, le guerrier, etc), l'abbé Pierre, soeur Emanuelle, remportent encore les suffrages de popularité. Et même si à présent Yannick Noah et Zinedine Zidane se sont hissés en tête des derniers sondages de popularité, le choix de ces deux personnalités par les Français est révélateur de leurs valeurs préférées.

Les symboles ne mentent pas

Même le marché semble vénérer inconsciemment les grandes valeurs spirituelles comme l'altruisme et le don de soi.

Nous pouvons le décrypter, me semble-t-il, lorsque celui-ci place l'art au sommet de ses choses les plus chères et les plus précieuses.

Remarquablement d'ailleurs, les œuvres les plus chères sont celle de l'artiste le plus éloigné du marchandage et de la vénalité. Les oeuvres de l'artiste le plus emblématique du détachement et du don de soi envers l'humanité tout entière, je veux parler dit Vincent Van Gogh

 

Du QI au QE

Ainsi, même si l'homme constructeur « est contraint » de jouer le jeu des valeurs primaires (compétition, domination, agressivité), il préfère au fond de son coeur, les valeurs spirituelles (amour d'autrui, partage, entraide).

Fondamentalement et malgré les apparences, l'humanité tend vers l'émergence de ces valeurs supérieures. L'intelligence froide (le QI quotient intellectuel) a remplacé la force dans les valeurs appréciées, et elle cède à son tour doucement la place au QE (quotient émotionnel).

L'anthropocentrisme lui aussi est en perte de vitesse.
Sous les coups de butoir de l'éthologie, de l'écologie, de l'éthique, notre vision des autres espèces se modifie.
Un certain respect, doucement mais sûrement s'installe.
Le rapport qu'entretiennent nos enfants avec les autres formes vivantes, n'a rien à voir avec celui de nos arrières grands parents lorsqu'ils étaient enfants.

Ainsi donc, pour comparer l'évolution des formes vivantes entre elles et l'évolution de l'humanité, il serait plus juste d'utiliser "l'aptitude à exprimer son amour" comme barème.

 

La capacité d'aimer

En quête du meilleur barème d'évolution

Aimer savoir est humain, savoir aimer est divin. Joseph RouxLe principe d'amour universel est la voie des sages, le moyen d'assurer la sécurité aux souverains et aux dirigeants et d'assurer une nourriture suffisante et des vêtements corrects au peuple. Mo Tseu.

Si, comme nous le pensons sur ce site, l'amour est à l'origine de l'univers, aimer devient le plus juste barème.

Si l'amour absolu se trouve être le Principe originel.
Si, à travers la montée progressive vers un esprit supérieur le but de ce principe est de s'émaner en béatitude.
Si encore, la seule façon d'entrer en contact avec cette puissance, se passe à travers l'extase ...
Alors le barème à utiliser pour mesurer l'évolution du vivant, doit refléter la proximité ou l'éloignement de l'individu avec cette puissance subliminale (l'amour).

Nous pouvons donc considérer tout être vivant comme étant avant tout une somme d'amour plus ou moins capable de l'exprimer.

La capacité d'aimer profondément

La capacité à exprimer cet amour devient alors le plus cohérent des barèmes pour mesurer l'évolution du vivant.

Les notions comme la maîtrise de la technologie, de la pensée, de la science, du langage ou de l'intelligence, deviennent des valeurs accessoires. Des moyens pour développer notre capacité à aimer.

Autrement dit, pour mesurer et comparer le degré d'évolution des espèces animales, il serait alors plus juste de comparer leur capacité à aimer (d'étroite et clanique à large et universelle), de comparer leur aptitude à gérer l'agressivité et les instincts antisociaux.

Ainsi à travers ce type de repère, nous pourrions comprendre à quel point des espèces comme la baleine sont des êtres évolués.

 

L'amour : idéal barème

Aimer est plus fort qu'être aimé (Balavoine)

J'aime qu'on m'aime comme je m'aime ! Alain DelonL'amour est-il le barème le plus juste pour mesurer le degré d'évolution d'un individu ou d'une espèce ?

Oui, dans la mesure où des notions comme la technologie, la science, le langage, la pensée ou l'intelligence, sont des moyens perfectibles et peuvent avoir des finalités opposées en fonction de la capacité d'aimer de celui qui les utilise.

L'intelligence n'est pas le sommet

Le mélange : intelligence + capacité étroite d'aimer, peut engendrer l'action mafieuses, le détournement de fonds humanitaires, la vente d'armes à des pays sous-développés, la préhension de l'intellectuel, la thésaurisation des privilèges, la régression sociale et morale, et la misère du tiers et du quart monde. Cette alliance permet à certains de dévaliser des pays vulnérables (l'Europe de l'est, l'Afrique, l'Amérique du sud ... ) condamnant sans état d'âme, des millions d'êtres humains à une vie de servage ...

Le langage n'est pas le sommet

Le langage + une capacité étroite d'aimer, peut générer la manipulation journalistique, politique, industrielle, l'abus de la naïveté d'autrui, la dévaluation du travail manuel au profil du travail intellectuel, du peuple au profit d'un certain type d'élite ...

La technologie n'est pas le sommet

La technologie + une capacité étroite d'aimer, peut engendrer l'action de l'industriel polluant, l'inventeur des mines anti-personnelles, l'inconscience des industries d'armement, l'abus d'un état sur l'autre ...

La science n'est pas le sommet

La science + une capacité étroite d'aimer peut générer l'eugénisme, le scientifique au service des pouvoirs ségrégationnistes, ou de l'industrie d'armes chimiques, le scientifique au service d'une industrie thésaurisante etc.

La pensée n'est pas le sommet

La pensée + une capacité étroite d'aimer, peut engendrer le penseur partial, clanique, élitiste, de mauvaise fois, raciste.

 

Page rédigée dans les années 2000

 

 

 

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spinoza portrait

 

 

Nous pouvons mettre en corrélation l'évolution de la capacité d'aimer dans l'humanité, avec la progression de l'amour dans l'éthique de Spinoza. Partant de « l'amour ordinaire » passant par « l'amour envers Dieu » et se concrétisant en « amour intellectuel de Dieu » qui se confond avec la béatitude.

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Mise à jour le 15/03/2010 - Paris
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