Il appartiendrait à la métaphysique
de combler le vide laissé par la philosophie de la nature,
en cherchant s'il ne serait pas donné à l'homme
de connaître, par une autre voie que l'expérience,
non plus des essences et des lois, mais des causes véritables,
douées à la fois d'une faculté de changement
et d'une faculté de permanence. Boutroux
Barème d'évolution
du vivant
Les pages
précédentes nous ont nous
ont permis de pencher pour l'existence
d'un principe créateur à l'origine
de l'univers
Ce principe est présent au sein même de chaque
chose.
Il est la partie « immatérielle »
de la matière particules elementaires,
(quarks, neutrinos, bosons, etc.)
Cette « immatérialité » ne
peut pas être réduit à une simple trace sur un accélérateur
de particules, ou à un calcul de probabilité.
En effet, si cette « immatérialité » a
choisi de « produire » un univers tel que celui-ci,
un univers en évolution et comportant de l'esprit,
de la vie et des hommes,
cela n'est pas pour rien.
Si cette « immatérialité »,
a choisi un univers avec un monde vivant dont
l'esprit évolue, d'espèces
en espèces, vers l'esprit supérieur
s'incarnant dans l'extase,
qui n'est
autre qu'une sensation d'amour
absolu, c'est parce
que cette « immatérialité » est
elle-même, l'essence de cet
amour absolu.
L'amour serait donc la
base de l'univers et de la
création.
Et par déclinaison, la « capacite à exprimer
cet amour », devient le
véritable barème
de l'évolution.
Force, intelligence, sensibilité
Rien
n'est comparable dans le vivant pourtant l'homme à besoin
de comparaison
L'homme
constructeur a besoin d'aiguillon pour
construire son monde et le mener à sa perfection.
La compétition, le désir, les honneurs, la célébrité,
le pouvoir, l'élitisme,
la hiérarchie, sont quelques-unes
des belles ruses qu'utilise la vie pour
motiver l'être humain.
Etre plus intelligent, plus rapide,
plus riche, plus fort, plus célèbre, plus haut placé,
etc., voilà quelques-unes des carottes attirant l'homme à l'action
constructrice.
Si nous étions tous égaux intellectuellement,
physiquement et socialement, l'humanité ne connaîtrait
pas le progrès.
L'évolution de l'humanité repose
encore entièrement sur les jugements de valeur, la comparaison
et la notation.
Au cours des temps les valeurs ont évolué.
Si la force et l'ardeur prédominaient
sans doutes aux origines de l'humanité, l'habileté et
la ruse les ont supplantés lorsque
la chasse s'est sophistiquée.
Ensuite,
l'évolution de la technologie,
de la science, du commerce et du droit, aidant, l'intelligence
et
la capacité créatrice devenait
des valeurs recherchées.
Ces facultés (forces, habileté,
intelligence, richesse etc.) sont valorisées en fonction
des besoins de l'humanité. L'évolution de cette
valorisation, montre une ascension du physique vers l'esprit.
Religion et progrès de l'amour
En
choisissant un type d'hommes, les femmes font l'humanité.
S'il est vrai qu'aujourd'hui, à l'opposé des
années 70, les valeurs imposées par les médias,
plus le chaos généré par le marché,
conduisent globalement les femmes à privilégier
les « qualités » du matérialiste
(intelligence adaptative, compétitivité, richesse,
pouvoir, etc.),
sur les qualités du spirituel (générosité, altruisme,
bonté, psychologie,
créativité,
capacité d'aimer), ce renforcement des qualités
primaires, est ponctuel.
A mon sens, l'humanité évolue progressivement
vers le spirituel et le sensible.
Au niveau de l'évolution
globale, la sélection semble se faire progressivement à l'avantage
des êtres humains les plus capables d'exprimer leur
amour.
Cette montée progressive vers le
spirituel, le psychologue, le sensible, l'affectueux, vers
les les êtres humains les plus aptes à exprimer leur
amour, s'est développée à partir
du moment où la religion a placé au-dessus
de l'humanité un
dieu d'amour absolu, de compassion, de bonté,
un principe disposant de toutes les qualités sensibles
et valorisant celles-ci.
C'est au JUDAÎSME, à L'HINDOUISME,
au BOUDDHISME, au PLATONISME, au CHRISTIANISME et à L'ISLAM
que nous devons l'émergence de ces valeurs transcendantes
au sein de notre espèce. A présent, l'amour du prochain, le respect
d'autrui,
la compassion, l'entraide, la non violence, la reconnaissance
de ses fautes, etc., ont été complètement
intégrées par l'humanité.
L'homme
a incorporées ces valeurs supérieures,
au sein même de ses lois, de sa morale, de son éthique
et de son éducation.
Dans toutes les grandes cultures
de l'humanité,
qu'elles soient occidentales ou orientales, ce sont les
grandes valeurs humaines qui sont vénérées.
L'amour du prochain, le respect d'autrui, la compassion,
la générosité, la non-violence, l'amitié etc.,
sont préférées à leurs opposées. Globalement, l'ensemble humain préfère l'homme
bon, juste, altruiste, désintéressé, à l'injuste,
au vénal, à l'égoïste.
Même après trois décennies d'intense
matraquage médiatique pour nous faire aimer les « héros » proposés
par le marché (l'industriel, le justicier, l'aventurier,
le guerrier, etc), c'est encore l'abbé Pierre, soeur
Thérèsa ou le dalaï-lama qui remportaient
jusqu'à présent, les suffrages de popularité (et
même si à présent Yannick
Noah et Zinedine
Zidane se sont hissés en tête des derniers sondages
de popularité, le choix de ces deux personnalités
par les Français est révélateur de leurs
valeurs préférées. Même le marché semble vénérer inconsciemment
les grandes valeurs spirituelles comme l'altruisme et le
don de soi. C'est ce que nous pouvons décrypter,
me semble-t-il, lorsque celui-ci place l'art au sommet
de ses choses les plus chères et les plus précieuses.
Il est d'ailleurs intéressant de remarquer que les œuvres
les plus chères sont celle de l'artiste le plus éloigné du
marchandage et de la vénalité, le plus emblématique
du détachement et du don de soi envers l'humanité tout
entière, autrement dit Vincent
Van Gogh.
Ainsi, même si l'homme constructeur « accepte » de
jouer le jeu des « valeurs primaires »,
au fond de lui, ce sont les valeurs spirituelles d'amour d'autrui,
de partage, d'entraide, qu'il préfère.
Fondamentalement et malgré les apparences, l'humanité tend
vers l'émergence de ces valeurs supérieures.
L'intelligence
froide (le QI coefficient intellectuel) a remplacé la
force dans les valeurs appréciées, et elle cède à son
tour doucement sa place, au QE (coefficient émotionnel).
L'anthropocentrisme lui aussi est en perte de vitesse.
Sous les coups de butoir de l'éthologie, de l'écologie,
de l'éthique, notre vision des autres espèces
se modifie.
Un certain respect, doucement mais sûrement s'installe.
Le rapport de nos enfants avec les autres formes vivantes,
n'a rien à voir avec celle de nos grands parents. Ainsi donc, il serait plus juste, pour comparer
l'évolution
des formes vivantes entre elles, ou l'évolution
de l'humanité, d'utiliser : la capacité à exprimer
son amour, comme barème.
Le meilleur barème
Aimer savoir est humain, savoir aimer est
divin. Joseph RouxSi,
comme nous le pensons sur ce site, l'Amour est à l'origine
de l'univers, aimer devient le plus juste barème.
Si l'AMOUR
ABSOLU se trouve être
le Principe Originel, si, à travers la montée
progressive vers un esprit supérieur, cette puissance
n'avait d'autre but que de s'émaner en béatitude,
si encore, la seule façon d'entrer en contact
avec cette puisSance,
se passe à travers l'extase : Alors le véritable barème à utiliser pour mesurer
l'évolution du vivant, doit pouvoir refléter
la proximité ou l'éloignement de l'individu avec
cette puissance subliminale.
Nous pouvons donc considérer tout être vivant comme
étant avant tout : une somme d'amour
plus ou moins capable de l'exprimer.
La capacite à exprimer
cet amour devient alors le plus cohérent
des barèmes pour mesurer l'évolution du vivant
(les notions telle que la maîtrise de la technologie,
de la pensée, de la science, du langage ou de l'intelligence,
deviennent des valeurs annexes, des moyens pour développer
notre capacité
à aimer). Pour mesurer et comparer le degré d'évolution
des espèces animales, il serait alors plus juste de comparer
leur envergure affective, leur capacité à aimer
(d'étroite et clanique à large
et universelle), leur capacité à gérer
leur agressivité
et leurs instincts antisociaux.
Ainsi à travers ce type de repère,
nous pourrions comprendre à quel point des espèces
comme la baleine sont des êtres évolués.
Aimer, comme
barême
J'aime qu'on m'aime comme je m'aime ! Alain
DelonPourquoi l'amour
serait-il le barème le plus juste pour mesurer le degré
d'évolution d'un individu ou d'une espèce ?
Parce que des notions telles que la technologie,
la science, le langage,
la pensée ou l'intelligence,
non seulement sont des moyens sans cesse perfectibles,
mais ils peuvent avoir des finalités opposées en
fonction de la capacite d'aimer de
l'individu qui les utilise.
En effet :
Le mélange : intelligence + capacité
étroite d'aimer, peut engendrer l'action maffieuse,
le détournement de fonds humanitaires, la vente d'armes à
des pays sous-développés, la préhension
de l'intellectuel, la thésaurisation des privilèges,
la régression sociale et morale, et la misère du
tiers et du quart monde. Cette alliance permet à certains
de dévaliser des pays vulnérables (l'Europe
de l'est, l'Afrique, l'Amerique du sud ... ) condamnant
sans état d'âme, des millions d'êtres humains à une
vie de servage ...
Le langage + une capacité étroite
d'aimer, peut générer la manipulation
journalistique, politique, industrielle, l'abus de la naïveté d'autrui,
la dévaluation du travail manuel au profil du travail
intellectuel, du peuple au profit d'un certain type d'élite
...
La technologie + une capacité étroite
d'aimer, peut engendrer l'action de l'industriel polluant,
l'inventeur des mines anti-personnelles, l'inconscience des
industries d'armement, l'abus d'un état sur l'autre
...
La science + une capacité étroite
d'aimer peut générer
l'eugénisme, le scientifique au service des pouvoirs
ségrégationnistes, ou de l'industrie d'armes
chimiques, le scientifique au service d'une industrie thésaurisante
etc.
La pensée + une capacité étroite
d'aimer, peut engendrer le penseur partial, clanique, élitiste,
de mauvaise fois, raciste.
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