philosophie naïve du devenir humain

Français Portugais English Deutsch Chinese    Ecrire à l'auteur Format imprimable
 
Matière Amour
Introduction
Esprit et vivant
Esprit et matière
La création
Esprit et Amour
Explication
Dieu et l'atome
L'amour et l'atome
La capacité d'aimer
X l'inconnu
 

Il appartiendrait à la métaphysique de combler le vide laissé par la philosophie de la nature, en cherchant s'il ne serait pas donné à l'homme de connaître, par une autre voie que l'expérience, non plus des essences et des lois, mais des causes véritables, douées à la fois d'une faculté de changement et d'une faculté de permanence. Boutroux

Barème d'évolution du vivant

adamLes pages précédentes nous ont nous ont permis de pencher pour l'existence d'un principe créateur à l'origine de l'univers

Ce principe est présent au sein même de chaque chose.

Il est la partie « immatérielle » de la matière particules elementaires, (quarks, neutrinos, bosons, etc.)

Cette « immatérialité » ne peut pas être réduit à une simple trace sur un accélérateur de particules, ou à un calcul de probabilité.

En effet, si cette « immatérialité » a choisi de « produire » un univers tel que celui-ci, un univers en évolution et comportant de l'esprit, de la vie et des hommes, cela n'est pas pour rien.

Si cette « immatérialité », a choisi un univers avec un monde vivant dont l'esprit évolue, d'espèces en espèces, vers l'esprit supérieur s'incarnant dans l'extase, qui n'est autre qu'une sensation d'amour absolu, c'est parce que cette « immatérialité » est elle-même, l'essence de cet amour absolu.

L'amour serait donc la base de l'univers et de la création.

Et par déclinaison, la « capacite à exprimer cet amour », devient le véritable barème de l'évolution.

 

Force, intelligence, sensibilité

Rien n'est comparable dans le vivant pourtant l'homme à besoin de comparaison

L'homme constructeur a besoin d'aiguillon pour construire son monde et le mener à sa perfection.

La compétition, le désir, les honneurs, la célébrité, le pouvoir, l'élitisme, la hiérarchie, sont quelques-unes des belles ruses qu'utilise la vie pour motiver l'être humain.

Etre plus intelligent, plus rapide, plus riche, plus fort, plus célèbre, plus haut placé, etc., voilà quelques-unes des carottes attirant l'homme à l'action constructrice.

Si nous étions tous égaux intellectuellement, physiquement et socialement, l'humanité ne connaîtrait pas le progrès.

L'évolution de l'humanité repose encore entièrement sur les jugements de valeur, la comparaison et la notation.

Au cours des temps les valeurs ont évolué.

Si la force et l'ardeur prédominaient sans doutes aux origines de l'humanité, l'habileté et la ruse les ont supplantés lorsque la chasse s'est  sophistiquée.

Ensuite, l'évolution de la technologie, de la science, du commerce et du droit, aidant, l'intelligence et la capacité créatrice devenait des valeurs recherchées.

Ces facultés (forces, habileté, intelligence, richesse etc.) sont valorisées en fonction des besoins de l'humanité. L'évolution de cette valorisation, montre une ascension du physique vers l'esprit.

 

Religion et progrès de l'amour

philosophieEn choisissant un type d'hommes, les femmes font l'humanité.

S'il est vrai qu'aujourd'hui, à l'opposé des années 70, les valeurs imposées par les médias, plus le chaos généré par le marché, conduisent globalement les femmes à privilégier les « qualités » du matérialiste (intelligence adaptative, compétitivité, richesse, pouvoir, etc.), sur les qualités du spirituel (générosité, altruisme, bonté, psychologie, créativité, capacité d'aimer), ce renforcement des qualités primaires, est ponctuel.

A mon sens, l'humanité évolue progressivement vers le spirituel et le sensible.

Au niveau de l'évolution globale, la sélection semble se faire progressivement à l'avantage des êtres humains les plus capables d'exprimer leur amour.

Cette montée progressive vers le spirituel, le psychologue, le sensible, l'affectueux, vers les les êtres humains les plus aptes à exprimer leur amour, s'est développée à partir du moment où la religion a placé au-dessus de l'humanité un dieu d'amour absolu, de compassion, de bonté, un principe disposant de toutes les qualités sensibles et valorisant celles-ci.

C'est au JUDAÎSME, à L'HINDOUISME, au BOUDDHISME, au PLATONISME, au CHRISTIANISME et à L'ISLAM que nous devons l'émergence de ces valeurs transcendantes au sein de notre espèce.

A présent, l'amour du prochain, le respect d'autrui, la compassion, l'entraide, la non violence, la reconnaissance de ses fautes, etc., ont été complètement intégrées par l'humanité.

L'homme a incorporées ces valeurs supérieures, au sein même de ses lois, de sa morale, de son éthique et de son éducation.

Dans toutes les grandes cultures de l'humanité, qu'elles soient occidentales ou orientales, ce sont les grandes valeurs humaines qui sont vénérées.
L'amour du prochain, le respect d'autrui, la comp
assion, la générosité, la non-violence, l'amitié etc., sont préférées à leurs opposées.

Globalement, l'ensemble humain préfère l'homme bon, juste, altruiste, désintéressé, à l'injuste, au vénal, à l'égoïste.

Même après trois décennies d'intense matraquage médiatique pour nous faire aimer les « héros » proposés par le marché (l'industriel, le justicier, l'aventurier, le guerrier, etc), c'est encore l'abbé Pierre, soeur Thérèsa ou le dalaï-lama qui remportaient jusqu'à présent, les suffrages de popularité (et même si à présent Yannick Noah et Zinedine Zidane se sont hissés en tête des derniers sondages de popularité, le choix de ces deux personnalités par les Français est révélateur de leurs valeurs préférées.

Même le marché semble vénérer inconsciemment les grandes valeurs spirituelles comme l'altruisme et le don de soi. C'est ce que nous pouvons décrypter, me semble-t-il, lorsque celui-ci place l'art au sommet de ses choses les plus chères et les plus précieuses. Il est d'ailleurs intéressant de remarquer que les œuvres les plus chères sont celle de l'artiste le plus éloigné du marchandage et de la vénalité, le plus emblématique du détachement et du don de soi envers l'humanité tout entière, autrement dit Vincent Van Gogh.

Ainsi, même si l'homme constructeur « accepte » de jouer le jeu des « valeurs primaires », au fond de lui, ce sont les valeurs spirituelles d'amour d'autrui, de partage, d'entraide, qu'il préfère.

Fondamentalement et malgré les apparences, l'humanité tend vers l'émergence de ces valeurs supérieures.

L'intelligence froide (le QI coefficient intellectuel) a remplacé la force dans les valeurs appréciées, et elle cède à son tour doucement sa place, au QE (coefficient émotionnel).

L'anthropocentrisme lui aussi est en perte de vitesse. Sous les coups de butoir de l'éthologie, de l'écologie, de l'éthique, notre vision des autres espèces se modifie.
Un certain respect, doucement mais sûrement s'installe.
Le rapport de nos enfants avec les autres formes vivantes, n'a rien à voir avec celle de nos grands parents.

Ainsi donc, il serait plus juste, pour comparer l'évolution des formes vivantes entre elles, ou l'évolution de l'humanité, d'utiliser : la capacité à exprimer son amour, comme barème.

 

Le meilleur barème

Aimer savoir est humain, savoir aimer est divin. Joseph RouxSi, comme nous le pensons sur ce site, l'Amour est à l'origine de l'univers, aimer devient le plus juste barème.

Si l'AMOUR ABSOLU se trouve être le Principe Originel, si, à travers la montée progressive vers un esprit supérieur, cette puissance n'avait d'autre but que de s'émaner en béatitude, si encore, la seule façon d'entrer en contact avec cette puisSance, se passe à travers l'extase :

Alors le véritable barème à utiliser pour mesurer l'évolution du vivant, doit pouvoir refléter la proximité ou l'éloignement de l'individu avec cette puissance subliminale.

Nous pouvons donc considérer tout être vivant comme étant avant tout : une somme d'amour plus ou moins capable de l'exprimer.

La capacite à exprimer cet amour devient alors le plus cohérent des barèmes pour mesurer l'évolution du vivant (les notions telle que la maîtrise de la technologie, de la pensée, de la science, du langage ou de l'intelligence, deviennent des valeurs annexes, des moyens pour développer notre capacité à aimer).

Pour mesurer et comparer le degré d'évolution des espèces animales, il serait alors plus juste de comparer leur envergure affective, leur capacité à aimer (d'étroite et clanique à large et universelle), leur capacité à gérer leur agressivité et leurs instincts antisociaux.

Ainsi à travers ce type de repère, nous pourrions comprendre à quel point des espèces comme la baleine sont des êtres évolués.

 

Aimer, comme barême

J'aime qu'on m'aime comme je m'aime ! Alain DelonPourquoi l'amour serait-il le barème le plus juste pour mesurer le degré d'évolution d'un individu ou d'une espèce ?

Parce que des notions telles que la technologie, la science, le langage, la pensée ou l'intelligence, non seulement sont des moyens sans cesse perfectibles, mais ils peuvent avoir des finalités opposées en fonction de la capacite d'aimer de l'individu qui les utilise.

En effet :

Le mélange : intelligence + capacité étroite d'aimer, peut engendrer l'action maffieuse, le détournement de fonds humanitaires, la vente d'armes à des pays sous-développés, la préhension de l'intellectuel, la thésaurisation des privilèges, la régression sociale et morale, et la misère du tiers et du quart monde. Cette alliance permet à certains de dévaliser des pays vulnérables (l'Europe de l'est, l'Afrique, l'Amerique du sud ... ) condamnant sans état d'âme, des millions d'êtres humains à une vie de servage ...

Le langage + une capacité étroite d'aimer, peut générer la manipulation journalistique, politique, industrielle, l'abus de la naïveté d'autrui, la dévaluation du travail manuel au profil du travail intellectuel, du peuple au profit d'un certain type d'élite ...

La technologie + une capacité étroite d'aimer, peut engendrer l'action de l'industriel polluant, l'inventeur des mines anti-personnelles, l'inconscience des industries d'armement, l'abus d'un état sur l'autre ...

La science + une capacité étroite d'aimer peut générer l'eugénisme, le scientifique au service des pouvoirs ségrégationnistes, ou de l'industrie d'armes chimiques, le scientifique au service d'une industrie thésaurisante etc.

La pensée + une capacité étroite d'aimer, peut engendrer le penseur partial, clanique, élitiste, de mauvaise fois, raciste.

 

Aimer la philosophie >> X

Pages

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10

spinoza

 

 

Nous pouvons mettre en corrélation l'évolution de la capacité d'aimer dans l'humanité, avec la progression de l'amour dans l'éthique de Spinoza. Partant de « l'amour ordinaire » passant par « l'amour envers Dieu » et se concrétisant en « amour intellectuel de Dieu » qui se confond avec la béatitude.

Accueil - Contact ^ Haut de page